4 POLES - ART DE VIE®

énergie du corps, géobiologie, bien-être, comportement

Nature & Plantes

Quelques informations sur les principes actifs

Résumé de la localisation de l’essence au sein du végétal.

L’Essence est une sécrétion naturelle élaborée par l’organisme végétal. Elle est contenue dans divers types d’organes sécréteurs variables selon la partie de la plante considérée :

- des poils sécréteurs situés à la périphérie de divers organes (calice, feuilles, tiges) formés d’un pédicelle plus ou moins long et d’une tête formée d’une ou plusieurs cellules sécrétrices ;

- des cellules sécrétrices plus grandes et plus épaisses situées au sein des tissus végétaux (tiges, écorce, racines, graines, feuilles) ;

- des cellules modifiées en poches sécrétrices se présentant comme suit :

- poche schizogène : cellule se partageant en deux ; au centre se forme la poche ;

- poche lysigène : plusieurs cellules groupées forment une poche par lyse de leur paroi ;

- poche schizolysigène : formée par l’association des caractéristiques des deux types de poches précédentes ;

- des canaux ou bandelettes sécrétrices formées de poches sécrétrices allongées.

 

Résumé de la genèse des molécules aromatiques :

Le métabolisme végétal tire son origine de la photosynthèse (voir photosynthèse Wikipédia). A partir des sucres générés, le métabolisme cellulaire élabore par divers processus d’oxydoréduction des structures moléculaires complexes et variables selon les caractéristiques génétiques propres à l’espèce végétale. Les végétaux aromatiques synthétisent des molécules spécifiques principalement selon deux voies :

 

1 - LES TERPENES

La voie des TERPENES par l’intermédiaire de l’acide mévalonique, via le pyrophosphate d’isopentényle.

Par enchaînements successifs de cette structure de base à 5 atomes de carbone, il y a formation :

- de MONOTERPENES (C10H16) ;

- de SESQUITERPENES (C15 H24) ;

- puis de DITERPENES(C20H32).

 

A partir de ces molécules hydrocarbonées, le végétal aromatique élabore par des réactions d’oxydo-réduction successives, des composés aromatiques aux fonctions biochimiques variées :

 

2 - LES ALCOOLS, PHÉNOLS, ALDEHYDES, CÉTONES, OXYDES, ESTERS, ACIDES …

 

La voie des phénylpropanes, dérivant du phosphate de l’Enol de l’acide pyruvique via l’acide shikimique. Elle génère directement divers composés oxydés :

-1. PHÉNOLS, ACIDES, COUMARINES,

-1. bases des synthèses d’autres molécules :

-1. LACTONES, MÉTHYL ÉTHERS.

 

3°- En plus des TERPÉNOIDES et des PHÉNYLPROPANOIDES existent en faible quantité dans les huiles essentielles d’autres molécules comportant des fonctions biochimiques ALCOOLS, ALDÉHYDES, ACIDES … à très courte chaîne carbonée (inférieure à dix carbones), issues de diverses voies de biosynthèse ainsi que des composés soufrés ou azotés.

 

Tous ces composés, quels que soient leur mode de synthèse ainsi que leurs divers isomères, forment les Familles Biochimiques d’après le type de fonction chimique qu’elles comportent. Ces Familles Biochimiques sont le support des propriétés des huiles essentielles selon leur combinaison synergique naturelle.

 

Base de Biochimie Aromatique, Philippe Mailhebiau, assisté du Dr Suvarnalatha Gotham, PhD biochimie et botanique.

 

Les Huiles Essentielles extraites par distillation à la vapeur d’eau sont constituées de molécules dont la structure de base est formée de l’enchaînement de sept à vingt atomes de carbone (les molécules les plus courantes sont constituées de dix atomes de carbone). Ces deux limites sont dues à deux caractéristiques physiques des molécules aromatiques : l’hydrosolubilité et la volatilité. Les molécules à faible nombre d’atomes de carbone sont volatiles mais également hydrosolubles, surtout si elles possèdent un atome d’oxygène, donc elles restent dans l’hydrolat aromatique. Par contre les molécules à nombre élevé d’atomes de carbone sont peu volatiles, ce sont surtout des composants des résines.

 

Pour évaluer les caractéristiques des Huiles Essentielles, il existe des mesures physiques qui sont : la densité, l’indice de réfraction, le pouvoir rotatoire et la miscibilité à l’éthanol à 70 %. Ce sont les plus utilisées par les différents organismes dont la Pharmacopée française, l’ISO (Organisation Internationale de Normalisation), et l’AFNOR (Association Française de Normalisation). Déterminées selon un protocole précis, ces mesures sont exprimées par une fourchette (minimum-maximum).

 

Toutefois, ces mesures physiques ne sont pas fiables pour exprimer l’authenticité des huiles essentielles car elles sont facilement modifiables et ajustables.

 

Plus fiable : la chromatographie en phase gazeuse (GC), méthode permettant de séparer les divers constituants des huiles essentielles et d’en d’évaluer la concentration. Devenue une technique courante, elle permet d’établir le profil chromatographique d’une huile essentielle et de le comparer à un profil de référence. Les falsifications ou reconstitutions sont visibles pour les spécialistes.

 

Cette technique ne permet pas d’analyser chimiquement et de donner un nom aux divers composés ; il faut pour cela la coupler à un autre système d’analyse : la résonance magnétique nucléaire (R.M.N) ou la spectrométrie de masse (M.S).

 

La G.C./M.S. donne la concentration des différents composants constitutifs d’une huile essentielle. Cette analyse ne peut exprimer l’aspect qualitatif odoriférant exprimé par le parfum de l’huile essentielle. On peut donc avoir une analyse parfaite avec une HE de fragrance quelconque.

 

Caractéristiques et conditions analytiques du processus GC/MS pour la EOBBD Quality Assurance

 

Définition

 

La G.C. est une technique de séparation des substances volatiles réalisée sur une colonne capillaire. La séparation est basée sur la différence de coefficient de partage des molécules existant entre un gaz (phase mobile) et un solide poreux (phase stationnaire).

 

La M.S. est une technique d’identification des molécules. Les molécules bombardées par des électrons 70 eV sont ionisées puis fragmentées. L’appareil mesure le rapport de la masse sur la charge des ions formés m/Z puis quantifie ces différents ions. Il donne un spectre de masse caractéristique de la molécule (carte d’identité).

 

Caractéristiques techniques et condition d’analyse

Détection et identification des molécules

Stockage des informations sur disque dur

Contient : logiciel CPG/SM et banque de données

GC-MS (Make & Model) : HP 5890 II/5971

Column : HP Innowax 30m x 0.25 mm x 0.5 μm

Carrier Gas & Flow Rate : He, 1.53 ml/min Constant

Injector Temperature : Oven track - on

Type of Injection : On column

Temperature Program : 50°C:5 min:3°C/min ∧ 240°C:5min

Volume of EO Injected : 0.020 μl

Detector Temperature : 280°C

Traitement des données du GC et du MS

 

QU'EST CE QUE L'AROMATHERAPIE SCIENTIFIQUE ?

 

L’aromathérapie scientifique est une science qui utilise les méthodes et les techniques scientifiques du laboratoire pour mettre enévidence la relation entre la structure chimique des molécules actives des huiles essentielles et leurs activités biologiques.

 

Le terme «aromathérapie» a été formulé en1928, par M. Gattefossé, bâtisseur de larecherche scientifique sur les huiles essentiel-les. À partir des années 1970, quelques avancées scientifiques et thérapeutiques sur les huiles essentielles, démontrées par des chercheurs et des médecins (tels que Valnet, Belaiche, Duraffourd, Sévelinge, Pellecuer, Pénoël, Franchomme, Mailhebiau, etc.), ont permis à l’aromathérapie de se positionner en tant que médecine de l’avenir et de sortir deson image d’utilisation issue de la tradition.

 

Les chercheurs ont voulu lui donner unevaleur scientifique en étudiant la composition des huiles essentielles et en attribuant aux molécules qu’elles contiennent des propriétés thermo-nulécules plus ou moins connues dans le domaine médical.

 

Plusieurs spécialités de médicaments en contiennent comme adjuvant, comme aromatisant mais aussi et sur-tout comme principe actif. Il en existe notamment toute une série à base d’eugénol, cinéole, terpinéol, pinènes, menthol et de leurs huiles essentielles, sous diverses formes galéniques (sirops, suppositoires, comprimés, pommades, etc.).

 

En aromathérapie scientifique, il s’agit demettre en valeur les propriétés biologiques en s’appuyant sur la composition de l’huile essentielle.

 

Prenons le cas de l’origan. Il est riche en carvacrol et en thymol, des molécules appartenant à la famille des phénols. Personne,dans le domaine médical ou biologique, ne peut nier l’activité antibactérienne des phénols et, en particulier, celle du carvacrol et du thymol. Donc, l’aromathérapie scientifique se base sur les propriétés des molécules contenues dans les huiles essentielles.

 

Ainsi, nous faisons notamment des études reconnues en médecine traditionnelle rencontre énormément de difficultés pour être évalué scientifiquement « faute de moyen » et non reconnu sur le plan médical en raison d’une « législation non adaptée »

 

L’aromathérapie scientifique met en valeur la composition des huiles essentielles et ses propriétés médicinales.

 Claude Peribois sur Doctoralia

Réalisé par 4 POLES DE DEVELOPPEMENT ® - nov 2017 - Adobe Muse - www.4polesdedeveloppement.com